Le Brésil, pays des aventuriers !

Le Brésil, pays des aventuriers !

Ma première expérience au Brésil n’a pas été très concluante. Après un atterrissage sous une pluie torrentielle, je débarque (les pieds trempés) dans la petite salle où arrivent les bagages. Toutes les valises du monde entier défilent devant mes yeux… sauf la mienne, évidemment ! J’apprends plus tard que ma valise a décidé de passer 3 jours de vacances à Madrid, sans moi. Ahhh l’aventure !

Les chutes d’Iguaçu

Huge waterfalls falling through the jungle

J’ai commencé mon voyage aux chutes d’Iguaçu. Ces chutes se situent à cheval sur deux pays : l’Argentine et le Brésil et à la frontière du Paraguay. On peut donc les visiter du côté brésilien ou du côté argentin.

J’avais peur d’être déçue en me rendant sur place, peur que ce soit trop touristique, peur que ce ne soit pas aussi impressionnant du fait que j’avais déjà vu pas mal de vidéos et photos circuler sur le net. Au final, les chutes d’Iguaçu sont une des sept merveilles du monde et elles méritent bien ce titre !

La particularité du côté brésilien réside dans la configuration des lieux. De nombreux chemins serpentent à travers la jungle et offrent des points de vue panoramiques sur les chutes. On se rend vraiment compte de la grandeur de ces chutes d’eau (3km de long et plus de 200 cascades tout de même !). On peut également emprunter un bateau qui nous emmène sous les chutes. Emotions (et douche) garanties !

Du côté argentin, des passerelles en bois nous permettent de nous en approcher au plus près. Le débit des chutes d’eau est impressionnant ! Le soleil fait briller la multitude de gouttelettes d’eau qui s’échappent des cascades et fait apparaitre un joli arc-en-ciel. On se sent vraiment tout petit et impuissant face à ce spectacle de la nature. La végétation tropicale, les papillons exotiques et les hirondelles qui dansent autour des cascades viennent compléter le tableau. Magnifique !

La forêt atlantique

Yellow and black bird on brown tree branch

J’ai ensuite pris un vol interne pour me rendre sur la côte, à l’est du pays. J’ai passé plusieurs jours très sportifs à me perdre en pleine nature dans la forêt atlantique. Le saviez-vous ? La forêt atlantique s’étire le long du littoral atlantique, du Nord-Est au Sud du Brésil et jusqu’à l’intérieur des terres au Nord-Est de l’Argentine et dans l’Est du Paraguay. C’est l’une des régions du monde les plus riches en matière de diversité biologique. Elle héberge le fameux jaguar, animal emblématique du Brésil, mais également des espèces particulières qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde. Cette forêt recouvrait autrefois 15% de tout le territoire brésilien. Malheureusement, plus de la moitié a été détruite pour construire des villes. Aujourd’hui, cet écosystème est inscrit au patrimoine naturel de l’Unesco et est donc strictement protégé.

Mon endroit préféré ? Le parc écologique Ekôa. A la fois adapté aux enfants et aux plus grands, ce parc plaira aux sportifs (rando, tyrolienne, waterball…), aux amoureux de la nature (observation des animaux, permaculture…) et aux gourmands (un buffet de bons petits plats faits maison avec des produits locaux est servi tous les jours dans le restaurant du parc). J’ai eu la chance de rencontrer Tatiana, la fondatrice du parc, et de pouvoir échanger avec elle sur ses futurs projets. Sa mission principale est de promouvoir la conservation du patrimoine naturel et de la biodiversité à travers les loisirs et l’art.

“Grâce à un tourisme écologique et conscient, à une utilisation rationnelle et à une gestion prudente des ressources naturelles, il est possible d’explorer tout en préservant l’environnement”, m’explique-t-elle.

Je ne peux pas être plus d’accord avec elle. Dans ce parc, tout a été pensé pour enchanter le visiteur et l’amener à réfléchir sur le rôle de la nature dans notre vie de tous les jours. C’est un très beau projet qui mérite amplement une visite !

L’île du miel

Groups of people walking on rocks on an empty beach

Le lendemain, un petit bateau m’a déposée sur Ilha do Mel (l’île du miel). Il y a beaucoup de légendes autour de son nom, mais une chose est certaine : la vie sur cette île paradisiaque a la douceur du miel. Cette île ne compte que deux hameaux : Encatadas et Brasília. Pour circuler sur ce petit bout de paradis, il vous faudra marcher ou emprunter un vélo car les voitures sont interdites. J’ai donc passé trois jours à profiter de l’ambiance relaxante de cette île entre balades à pied, en bateau ou à vélo et baignade au milieu des dauphins ! Mon meilleur souvenir ? Observer le plancton scintiller sur la plage une fois la nuit tombée. Magique ! 

Salvador

People standing in a street full of colourful colonial buildings

Une courte étape à Salvador m’a permis de découvrir la capitale de l’état de Bahia et le cœur de la culture afro-brésilienne. C’est une ville très animée où la musique retentit à tous les coins de rues. Les ruelles pavées du quartier historique sont constamment animées par les joueurs de percussions et les danseurs de capoeira. Pour une ambiance plus relax, on peut se rendre au bord de la mer où les familles viennent barboter et installer leur barbecue sur la plage et les amoureux viennent admirer le coucher du soleil.

Chapada Diamantina

Wide view of a valley in the mountains

Ce parc national tire son nom de la forme de ses montagnes qui ont un sommet plat (“chapa” signifie plaque en brésilien) mais également de l’activité principale des chercheurs d’or et de diamants qui ont jadis défiguré les montagnes à coups d’explosifs. A 400 km à l’ouest de Salvador, ce parc est un paradis pour les aventuriers ! Montagnes, canyons, grottes, cascades, il y a tout pour plaire ! Les vues sont saisissantes et les sentiers très peu empruntés.

J’ai passé plusieurs jours à randonner avec un guide à travers des paysages à couper le souffle ! On peut y voir notamment une des plus hautes cascades du Brésil où un fin filet d’eau vient atterrir 400 mètres plus bas au fond d’un canyon et forme en tombant un joli arc-en-ciel. Renversant ! J’ai dormi dans un lodge au milieu des montagnes. Pas d’électricité ni d’eau chaude mais une chambre confortable avec vue sur les montagnes, un accueil chaleureux et des repas délicieux (avez-vous déjà mangé du cactus ?). Je suis tombée amoureuse de ce parc où j’aurais tellement aimé passer plus de temps.

Brasília

Un autre vol interne m’a ensuite emmenée à Brasília, la capitale du Brésil. Saviez-vous que Brasilia a remplacé Rio en devenant la capitale du Brésil en 1960 et a été entièrement construite à partir de zéro et en moins de 4 ans ? Ce n’est peut-être pas la plus belle ville que j’ai visitée mais elle vaut vraiment le détour car son architecture est unique !

Chapada dos Veadeiros

A 260 km au nord de Brasília, se trouve le parc Chapada dos Veadeiros. Ambiance totalement différente puisqu’avec ses nombreuses cascades et piscines naturelles, ce parc invite plus à la détente. De courtes randonnées permettent d’aller de cascade en cascade et de passer ainsi la journée à barboter tout en mangeant des goyaves fraiches. Il y a pire comme programme, non ?

Chaque soir, je dormais dans un petit lodge hippie situé dans le village de São Jorge. C’est un village très coloré où des motifs sont peints sur tous les bâtiments de plain pied. C’est assez désert en pleine journée mais le village se réveille en fin de journée. Les petits restaurants et magasins ouvrent leurs portes, les guitaristes se mettent en place pour jouer leurs meilleures compositions et les lampions qui éclairent les rues se mettent à briller. L’ambiance est calme et décontractée et on prend plaisir à se promener dans les rues. Je suis repartie de là reposée et déterminée à enfin me mettre à la méditation !

Rio de Janeiro

Bird's-eye view of a beach in Brazil

La dernière étape de mon voyage était Rio de Janeiro. Une ville si populaire qu’on ne la présente plus ! J’avais assez peur de me rendre à Rio seule (surtout que tout le monde me répétait à quel point cette ville est dangereuse surtout pour une femme seule). Au final, j’ai découvert une ville joyeuse et vibrante ! Evidemment, Rio reste une grande ville et comme dans toutes les grandes villes autour du monde, il faut prendre ses précautions. 

Située entre des plages de sable blanc et des montagnes recouvertes de forêts tropicales, Rio est idéale à la fois pour ceux qui souhaitent profiter de la plage les pieds en éventail mais aussi pour ceux qui ont besoin d’aventure, veulent escalader des montagnes, randonner à travers la jungle ou apprendre à faire du surf ! J’ai opté pour la deuxième option. Etonnant, non ?

J’ai passé une première journée à l’ouest de la ville, là où la jungle n’a pas encore été remplacée par des gratte-ciel et où les montagnes se jettent dans une eau turquoise. Une route sillonne entre des plages désertes et des montagnes sauvages. Une courte randonnée à travers la jungle dense m’a permis de me rendre à un belvédère qui surplombe la côte, quelle vue ! Une demie heure plus tard, je peaufinais mon bronzage écrevisse sur une plage déserte. 

Ma deuxième journée sportive m’a emmenée en haut du Pão de Açucar (Pain de Sucre). Ce pic, haut de 396 mètres, est un symbole de la ville de Rio. Il est accessible par téléphérique mais pourquoi faire la queue si on peut atteindre le sommet en l’escaladant ? Ayant peur du vide, je me suis dit que ce serait l’occasion parfaite pour un beau challenge.

Me voilà donc en compagnie de mon guide, prête à affronter ce géant qui se dresse à moi. Nous passons devant la station du téléphérique pour rejoindre le parc au pied du Pain de Sucre. Nous suivons un joli chemin ombragé qui longe l’océan pour nous rendre sur le versant opposé. L’escalade commence doucement, on grimpe sur de gros rochers sans avoir besoin de matériel. Je me sens plutôt à l’aise, c’est moins pire que ce que j’imaginais au final. Mais ça c’était avant que je me retrouve nez à nez avec un mur de 30 mètres de haut qui m’indique clairement que les choses sérieuses commencent ici. On est seuls. Aucun touriste. Même pas un petit hélicoptère pour venir me sauver ? Je profite de cette quiétude pour oublier la paroi qui se trouve devant moi et me tourne pour admirer la vue sur la Baie de Guanabara et la ville de Niteroi. Le soleil commence à se coucher tout doucement, la lumière est tellement belle !

Aerial view of a bay surrounded by mountains, buildings and beaches

Mais pas le temps de rêver ! Mon guide me ramène à la réalité en m’équipant de la tête aux pieds. Il monte en tête pendant que je l’assure pour aller installer le matériel au sommet. Tout cela me laisse bien le temps de stresser et me faire dévorer par les moustiques, heureux de voir du sang frais dans le coin. C’est à mon tour. Par où on commence ? En cherchant bien, je trouve une petite fissure dans la roche qui me permet d’y coincer un demi doigt. Je me hisse tant bien que mal. Mes yeux sont devenus de vrais radars. Je cherche de possibles prises dans tous les coins afin de pouvoir y coincer mes petits doigts. Mon coeur bat à mille à l’heure quand je vois les bateaux devenir de plus en plus petits sur l’océan. Je prends mon temps, admire la vue, souffle un bon coup et je repars. A ma grande surprise, plus je grimpe, plus je me sens à l’aise collée à cette paroi rocheuse. Je cherche les prises avec mes yeux et mes mains et sens tous les muscles de mon corps en action (surtout mon coeur !). Je continue à gagner de la hauteur et arrive, fièrement, au sommet de ce mur qui me semblait interminable il y a encore quelques minutes. Vous pensiez que j’étais enfin au sommet ? Et non ! Le plus dur est fait mais il faudra encore escalader de gros rochers pendant une bonne trentaine de minutes avant d’arriver enfin au sommet du Pain de Sucre.

La récompense à mes efforts ? Un magnifique coucher de soleil et une des vues les plus incroyables de Rio de Janeiro ! Du centre-ville à Copacabana en passant par le Corcovado et son Christ Rédempteur, toute la ville s’offre à moi. Je peux même observer les avions atterrir à l’aéroport national en étant finalement plus haut qu’eux ! La plupart des touristes sont déjà redescendus, nous profitons du calme qui règne et observons la belle ville de Rio s’illuminer. Le ciel devient noir et toutes les lumières de la ville se mettent à briller. Quelle belle façon de clôturer mon voyage au Brésil !

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Le Brésil a été un vrai coup de coeur, mais le décrire en quelques mots me semble impossible. C’est comme si on vous demandait de décrire l’Europe. Le Nord, le Sud, la côte, l’intérieur du pays ou encore l’Amazonie, tout est différent ! Le climat, l’accent, la culture, la nourriture, l’atmosphère qui y règne, les activités à faire ; voyager au Brésil c’est comme faire un road trip en Europe. Mais croyez-moi, peu importe où vous irez, ce sera une expérience formidable qui vous donnera envie d’y retourner !

Au premier abord, j’ai trouvé les Brésiliens assez réservés. Rien à voir avec l’Equateur ou le Panama où les locaux sont beaucoup plus chaleureux et viennent plus facilement à votre rencontre. Cependant, voyager pendant un mois au Brésil m’a fait comprendre qu’il suffit juste de leur laisser un peu de temps. Une fois qu’ils savent à quel énergumène ils ont à faire, ils ouvrent grand leur porte, et là, c’est une bouffée de chaleur, de générosité et de convivialité qui s’offre à vous !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Marie

 

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